Une Classe Laboratoire (Classe Lab) pour apprendre autrement !

Et si nous repensions l’aménagement de la classe ?

Deux collèges de la Loire,  le collège Waldeck Rousseau à Firminy  et Ennemond-Richard à Saint-Chamond ont  été dotés d’une Classe laboratoire grâce à un financement du Département de la Loire et de l’Éducation nationale suite à un appel à projet. Les coordonnateurs Emmanuel  Grange et William Sandjivy (collège Waldeck Rousseau) accompagnés par Julien Durand ( collège Ennemond Richard) ont répondu à l’appel à projet du Département de la Loire. Grâce à leur implication, ils ont obtenu un financement du Département et la DNE (Direction du Numérique Educatif) d’une salle de classe ouverte à toutes les disciplines (Classe LAB). Les classes LAB ont pour objectif d’être des espaces incubateurs de nouvelles pratiques pédagogiques. L’environnement de travail est un levier pour plus de bien-être à l’école du côté des élèves comme des professeurs. La particularité de l’expérimentation réside ici dans la collaboration nouée dès le début du projet entre les deux collèges. Les temps de concertation et de formation sont mutualisés afin que les équipes croisent leurs approches et s’approprient les différents espaces où l’utilisation du matériel modulable, de supports d’écriture plus nombreux (dispositif de la classe mutuelle) et des tablettes numériques changent les postures des enseignants et des élèves.

 

L’implication des équipes

Les conseillères du pôle DFIE, Caroline Faudemer Jacob et Maryline Vuillot, lors d’une seconde visite avec l’équipe projet en décembre ont relevé différents témoignages de réalisation et/ou de projets dans les classes Lab de ces deux établissements. Ceux-ci ont montré l’implication des équipes, le caractère innovant des pratiques pédagogiques, le développement de l’utilisation des technologies numériques et la satisfaction globale des élèves.

Par exemple à  Waldeck Rousseau, un collègue de Français propose des ateliers d’écriture en demi-groupe lors de l’accompagnement personnalisé. La multiplication des supports d’écriture (5 tableaux par classe) permet un travail collaboratif où le professeur intervient pour enrichir ou croiser les regards. L’espace modulable permet de jongler avec les activités écrites et orales ce qui facilite grandement la mise en scène d’un travail d’élèves. En musique, les élèves peuvent s’y installer pour une séance de relaxation. En HGEMC, la salle se prête bien aux discussions à visée philosophique et démocratique et à l’organisation de débats. Des ateliers tournants sont possibles grâce aux deux espaces de la classe, l’un modulable, l’autre numérique. En EPS, un groupe peut faire du renforcement musculaire tandis que l’autre développe sa maîtrise des gestes sportifs grâce à un travail vidéo sur tablettes. À Ennemond-Richard, en Mathématiques, le tableau blanc numérique permet de retravailler une figure et en AP des séances d’exercices sur les tables peuvent être mises en place et la grande surface permettrait de réaliser des jeux sérieux ainsi qu’un atelier de fabrication d’une mini-ville avec des solides construits en papier ! En Technologie, tandis que certains réalisent des capsules vidéos, les autres réalisent des exercices.

Le 21 décembre dernier, les coordonnateurs ont proposé un bilan d’étape à la DSDEN. La gestion d’une classe entière n’est pas toujours aisée et certains collègues privilégient l’AP pour investir les classes LAB. Mais certains ritualisent leurs venues ce qui enracinent des pratiques qui pourront être par la suite déployées dans leurs propres salles de classes. L’évaluation permettra de proposer des bilans avec des indicateurs qualitatifs et quantitatifs. À terme, les deux collèges pourront être incubateurs afin de diffuser ces pratiques au niveau académique dans une logique de territoire apprenant.

 

En complément

Vous pouvez lire l’article sur la classe mutuelle et la chronique d’Emmanuel Grange, professeur d’histoire-géographie au collège Waldeck-Rousseau de Firminy et coordonnateur du projet Classe LABoratoire suivi par le pôle DFIE de Lyon.

 Emmanuel  Grange et William Sandjivy, coordonnateurs du projet

Caroline Faudemer Jacob et Maryline Vuillot, conseillères en développement au pôle DFIE-MIE