Rencontres de l’Innovation du Rhône et de la métropole de Lyon (2)

Equipe-Equipes : intelligences collectives au service

de la réussite de chacun des élèves. 

Les rencontres départementales du Rhône et de la métropole de Lyon ont eu lieu le mercredi 13 Février 2019  au collège du Professeur Dargent. Elles ont été pensées et organisées par la DSDEN, le pôle DFIE, et CANOPE.

Le thème choisi pour cette 4e édition était:  Equipe-Equipes: vecteur d’intelligence collective au service de la réussite de chacun des élèves 

Les objectifs de cette demi-journée étaient de promouvoir l’innovation dans le département du Rhône tout en apportant un discours pratique et théorique.

Des équipes pluri-catégorielles ont ainsi été créées pour repenser le concept d’équipe au sein de notre institution favorisant la réussite de chacun de nos élèves.

Cet article retrace les temps forts de cette demi-journée.

M. Charlot, M. Mériaux, M. Demagny, M.Vohl

Après l’ouverture de la rencontre par Monsieur Mériaux.
La journée commence avec l’intervention de Monsieur Charlot, directeur académique des services de l’éducation nationale suivi de Monsieur  QUEF, Délégué académique à la formation des personnels et de la mission innovation expérimentation, puis des partenaires notamment Monsieur Vivo pour CANOPE.

 

Monsieur Quef rappelle combien il est indispensable de concevoir des techniques d’animations novatrices pour progresser et pour améliorer le climat scolaire de nos établissements. Il mentionne que l’expérimentation pédagogique est au cœur de notre projet académique et permet d’inscrire les équipes dans une véritable culture d’accompagnement au changement. M. Roche, M.Charlot, M. Quef, M. Mériaux.

Dans cette perspective d’évolution pédagogique, le thème retenu est «  Equipe-Equipes: vecteur d’intelligence collective au service de la réussite de chacun des élèves »

L’équipe au service de l’activité et des valeurs de l’entreprise

Après un premier de réflexion par les équipes, Monsieur Guy Bravais,  Directeur Développement Relations Ecoles-Entreprise chez Volvo Group expose  l’importance du facteur humain à travers les process, les normes auxquels il faut se référer mais l’équipe qui travaille reste l’élément essentiel pour la réussite de l’entreprise.

« Travail de groupe vs travail d’équipe »

Monsieur BRAVAIS poursuit en décrivant des personnels avec des niveaux d’investissement variables allant du “passif” aux “acteurs”.

Il évoque la nécessité de prendre en considération l’ensemble des personnels pour permettre au groupe d’avancer et permettre à chacun de trouver du sens à ses actions.

Pour favoriser cette cohésion d’équipe, il détaille le rôle du chef dans une unité élémentaire de production.

Désormais, il faut manager les individus ou chacun peut contribuer à l’avancement de l’équipe. Pour ce faire, des conditions fondamentales doivent être instaurées dans l’entreprise comme le respect mutuel, la transparence, laisser à chacun la possibilité de s’exprimer.

On doit également penser l’intelligence collective en percevant les qualités et les compétences de chacun. Cette organisation permet l’émergence des apprentissages au sein d’un groupe apprenant. Par exemple, un personnel  ayant des compétences informatiques pourra former en interne des personnels moins qualifiés dans ce domaine.

Phase d’idéation/débat : Une équipe idéale, c’est…

Pour faire suite à l’intervention de Mr Bravais, les équipes sont invitées à prendre un temps de réflexion pour faire émerger les valeurs et commencer à concevoir leur équipe idéale.

Faire équipe interroge les valeurs et le fonctionnement des organisations

Monsieur Didier Quef, Délégué académique à la Formation à l’Innovation et à l’Expérimentation fait un apport méthodologique.

Monsieur Didier Quef commence par rappeler que nous avons eu longtemps un modèle bureaucratique, avec des strates hiérarchiques et que cette organisation fait partie de notre inconscient  collectif.

Toutefois, actuellement la communauté éducative se structure également dans une certaine horizontalité, transversalité via les réseaux, les plateformes, les syndicats et devient une communauté apprenante et autonome.

Cette communauté accueille un ensemble d’usagers et partage une culture d’appartenance. Pour cela, il faut associer les élèves, les professeurs, les CPE ainsi que tous les partenaires de l’école. Le champ de l’éducation ne se limitant pas uniquement à l’école mais intégrant l’ensemble des acteurs dans un environnement donné.

Cela implique que la communauté éducative d’un établissement ou d’un réseau doit s’inscrire dans un environnement devenu complexe et qu’il faut le connaître pour créer les opportunités de partenariats.

A ce stade, les équipes sont invitées  à entrer dans une phase réflexive sur la question suivante : Qu’est-ce que c’est de faire équipe avec la question des enjeux individuels et collectifs

Témoignage de l’équipe second degré collège Professeur Dargent

M. Roche et l’équipe du collège Professeur Dargent.

Après un temps de méditation proposé, le projet de l’établissement sur le vivre ensemble est décrit. C’est un projet sur trois jours portant sur la connaissance de soi, la coopération, la confiance, le travail sur l’égalité et la lutte contre le racisme.

Lors du  CESC comprenant les professeurs, l’infirmière, la Psychologue EN, l’assistante sociale, la direction, la vie scolaire, l’équipe a réfléchi sur le sentiment d’appartenance des élèves vis-à-vis de leur collège. De nombreux partenaires comme la MJC, la  Sitram sont intervenus pour co-construire le projet, les ateliers et intervenir directement auprès des élèves.

L’équipe a détaillé l’émergence de leur projet en mettant en lumière la nécessité de le construire progressivement selon les opportunités et les idées apportées par chacun.

Témoignage  de l’équipe premier degré école jules Guesde Villeurbanne

Le directeur de l’école Jules Guesde (Villeurbanne) nous a présenté lors d’une interview filmée l’organisation particulière leur permettant de suivre davantage leurs cohortes d’élèves.

L’école fonctionne autour de 3 « regroupements » qui rassemblent chacun 2 unités de CP à 12, 2 unités de CE1 à 12, une classe de CE2 et 2 classes de CM1/CM2. Les enseignants de chaque regroupement suivent alors les élèves de cette cohorte. Par ailleurs ils se sont engagés, avec ou sans décharge de classe, à assumer des missions pour le cycle ou pour l’école. Chaque cycle est coordonné par un président de cycle qui prépare, anime et rend compte des conseils. Les conseils des maîtres sont alors des instances de présentation et de régulation. Afin de garder une cohérence de parcours d’élèves, des enseignants sont référents de parcours. Par exemple un enseignant est référent du parcours de lecteur en lien avec un partenaire culturel. Cet enseignant connaît le projet, les différentes actions, les échéances et devient un interlocuteur privilégié pour les partenaires du parcours et pour les enseignants. Il a aussi une vision d’ensemble des élèves qui suivent ce parcours. Cette organisation complexe permet à chacun de s’impliquer à son niveau et à la hauteur de ses compétences.

Création du livrable numérique : le mannequin challenge

Une dernière phase d’idéation a été proposée aux équipes pour leur permettre de proposer leur équipe idéale qui permettrait la réussite de chacun de nos élèves. A l’issue de ce temps, les équipes ont été invitées à créer un mannequin challenge reprenant les idées fortes de leur équipe idéale.

 

Les livrables ont tous été visionnés ce qui a permis l’émergence de mot clés: Confiance, projet, envie de réussir, plaisir avec de nombreuses postures mimant l’entraide et la création de chaînes humaines.

Clôture de la demi-journée

La pépinière de l’innovation a été présentée comme étant une plateforme où l’on peut déposer un projet innovant, consulter ceux des autres équipes et entrer en réseau.

Le  printemps de l’innovation a également été présenté car il constitue un événement complémentaire aux rencontres de l’innovation.

Nous remercions chaque participant et tous les organiseurs pour avoir contribué à ce moment d’intelligence collective au service de l’amélioration de notre système éducatif.

Article : Caroline Faudemer-Jacob
Crédits photos : Laurence Rufo-Pantaleoni