Un hackathon pour plus d’égalité dans le travail personnel de l’élève

Expérimenter un nouveau format de travail collaboratif

L’hackathon, contraction de hacking et marathon, porte bien son nom : il s’agit, à travers un effort prolongé, de casser les cadres, se permettre les propositions les plus innovantes et inattendues, sortir des réponses habituellement proposées, en d’autres termes « se lâcher ».

En regroupant des personnes de sphères diverses mais ayant ici en commun la réussite de tous les élèves du bassin en REP+ du collège Jean Moulin de Villefranche-sur-Saône (69), ce sont des parents d’élèves, des professeurs des écoles et du collège (dans le cadre des formations REP+), des représentants d’associations, des partenaires et des personnels de la communauté éducative au sens large qui ont uni leurs forces et leurs diversités le mardi 12 décembre 2017.

Cet Hackathon a été co-organisé par la DSDEN 69, la CARDIE, et l’atelier Canopé 69.

Le choix d’un cadre de travail inspirant

Cette folle journée s’est déroulée dans le magnifique musée Claude Bernard, à Saint-Julien, lieu hautement inspirant dans lequel flotte l’esprit du fondateur de la médecine expérimentale. Chaque pièce fut investie au point où, au cœur de la journée, il ne s’agissait plus uniquement d’un lieu dédié à la réflexion et à la confrontation d’idées mais d’une véritable ruche en effervescence.

La journée fut ouverte par la médiatrice du musée puis par Mme Duffort, principale du collège Jean Moulin, et par M. Méraud, IEN de la circonscription de Villefranche et pilote du groupe départemental innovation.

Générer des idées pour réduire l’impact des inégalités dans le travail personnel de l’élève

L’objectif fut ainsi de construire des dispositifs pédagogiques innovants qui permettraient de réduire l’impact des inégalités dans le travail personnel de l’élève. Le « livrable », aboutissement de la journée pour chaque équipe, était un film d’une minute maximum, véritable trailer promotionnel des propositions faites, prototypes pas forcément applicables mais générateurs d’idées.

Une coopération active et ressourcée

Chacune des six équipes fut accompagnée de « coachs » (tous conseillers pédagogiques départementaux ou de circonscriptions), garant du travail en équipe, du questionnement et du processus. De nombreuses ressources (articles, vidéos) et des « mentors » (chercheurs mis à disposition des réflexions) vinrent étayer la matinée avant qu’un bataillon d’ERUN (Enseignants Référents aux Usages du Numérique) ne propose ses services durant tout l’après-midi.

Une mutualisation et une évaluation bienveillante

Le compte-à-rebours arrivé à son terme, les différents films furent visionnés collectivement et chaleureusement applaudis. Chacune de ces productions a présenté le fruit de la réflexion du groupe, propositions tenant compte d’un très grand nombre de pistes et leviers (différenciation, motivation, projets personnels, recours au numérique, lien entre partenaires…).

Un jury, représentant lui aussi les différentes catégories de participants (Principale, IEN, IA-IPR, CARDIE, Mairie, Représentants de parents d’élèves), a ensuite délivré et remis les différents prix attribués. Cette journée a été la première étape d’un dispositif de formation qui a permis de de tisser des liens entre une diversité d’acteurs et de dégager des scenarii pour réduire les inégalités dans le travail personnel de l’élève. Dès le début 2018 ces scenarii seront expérimentés dans le REP+.

 

Des prix pour récompenser les scenarii imaginés

  • Prix de l’empathie : Les explorateurs

  • Prix du plaisir d’apprendre : Netcréaction

  • Prix du numérique : Construire l’autonomie

  • Prix du territoire : E-nnovengers

  • Prix du compagnon virtuel : Sens@action

  • Prix spécial du jury : La matière grise