Groupe de développement – Favoriser la persévérance scolaire

« Pratiquer la bienveillance, c’est commencer par soi-même. Puiser l’idée de ce que l’on peut faire pour les autres, voilà ce qui met sur la voie de la bienveillance. » (Confucius)

Les objectifs du jour :

  • Connaître les enjeux et les leviers d’action en faveur de la persévérance scolaire
  • Prendre appui sur la recherche et les actions en cours pour développer des démarches au sein des établissements
  • Élaborer et mettre en œuvre des actions pour prévenir ce désengagement
  • Constituer un réseau entre les équipes accompagnées

 

Le premier regroupement du groupe de développement « Favoriser la persévérance scolaire » a eu lieu vendredi 15 décembre 2017 dans les locaux de l’atelier Canopé de Lyon.

Au programme : des activités remue-méninges, des temps d’apports scientifiques en pédagogie et neurosciences, des ateliers autour de l’éthique et du geste professionnel et une conférence sur la genèse d’un outil de gestion du risque de décrochage. Une journée bien remplie qui s’est déroulée dans la convivialité et la bonne humeur pour la vingtaine de participants qui ont pu partager, échanger, croiser leurs expériences, intuitions, connaissances et savoir-faire.

Le point d’entrée de la journée c’est fait autour de la notion de bienveillance éducative et des écarts d’interprétation qu’elle recouvrait. Les participants sont arrivés avec un post-it sur lequel ils avaient écrit « Enseigner avec bienveillance c’est … / ce n’est pas …. » A partir de ces différentes représentations, ils ont échangé pour produire collaborativement un « mur de la bienveillance » présentant les idées majeures qui se dégageait des productions individuelles.

La suite de la matinée a ensuite été consacrée aux facteurs de décrochage liés au vécu scolaire, à la notion d’ancrochage scolaire et à la place de l’éthique relationnelle dans la persévérance scolaire (à partir des travaux de Christophe Marsollier – Docteur en Sciences de l’Éducation et IGEN -).

Nous avons notamment croisé des éléments de compréhension scientifique issus des neurosciences affectives et sociales pour expliquer pourquoi la bienveillance active participe aux stratégies de renforcement de la résilience des élèves et pour souligner l’importance dans le processus de persévérance du renforcement de la qualité de la relation éducative et pédagogique.

La suite de la matinée s’est poursuivie par une réflexion coanimée avec Grégory Chery (Master II Direction organisation éducative. Porteur de projet dans le secteur du soutien scolaire) sur le paravent éthique de la bientraitance et de la non-malfaisance. Grégory Chery nous a présenté le principe de potabilité et en quoi la démarche éthique peut revenir non pas à chercher à devenir bienveillant mais plus à identifier les territoires de malfaisance pour les limiter et devenir « suffisamment bons/bienveillants ».

Les participants ont ensuite participé à un atelier « cheville éducative » pour réfléchir autour du geste professionnel et de son appropriation adaptative ainsi qu’autour de la notion forte de confiance qu’on doit établir dans la relation.

Il nous a ensuite présenté plusieurs expériences scientifiques relatives à l’action bienveillante, nous éclairant sur ses aspects innés et sociaux et sur les conditions nécessaires à sa mise en œuvre.

Au cours de l’après-midi, Gregory Chery nous a présenté la démarche de la genèse de l’outil de dépistage du risque de décrochage qu’il a réalisé dans le cadre de son travail de recherche.

Un dernier atelier a permis aux participants d’appréhender la réalité technique de cet outil de dépistage et de questionner les modalités d’usage dans l’option de le tester auprès de leurs élèves.

 

Après un court débriefing de la journée et la présentation de la suite du parcours magistère accompagnant de GDD cette année, nous nous sommes séparés, un peu frustrés de n’avoir pas eu le temps de faire tout ce qui avait été prévu mais ressourcés, nourris par cette première journée de travail.